LABORATOIRE D’IDÉES CITOYENNES
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Une question de PJ

Dernièrement, la mairie de Crémieu a été le théâtre de nombreuses démissions de conseiller·e·s municipaux·ales. Les modalités de ces ruptures furent variées : on a vu une démission remise en main propre en conseil municipal ; sur un réseau social, on a pu lire une lettre de renonciation très lyrique ; il y eut des lectures de démissions groupées en début de conseil ; on a même entendu un ex-adjoint faire son annonce en toute fin de réunion, après avoir bien critiqué les choix budgétaires ! Des courriers recommandés et des courriels furent aussi expédiés sans information publique.

Mme Salerno avait envoyé sa démission au maire par e-mail. Le maire l’a reçu, il s’en est même entretenu longuement au téléphone avec l’intéressée, qui affirme être restée très claire sur sa volonté de quitter le Conseil. Et pourtant la démission est restée “sous le coude” du maire, ignorée !

Plus tard, après consultation d’un avocat, il dira ne pas avoir vu la lettre de démission qui était en PJ …? (1)
Qui aurait pensé que M. Moyne Bressand ignorait qu’il suffit de cliquer pour ouvrir une PJ ? Et que PJ veut dire pièce jointe et non porte du jardin, ou police judiciaire ou porte-jarretelle… ?

Comme il est hors de question de douter de la bonne foi de notre édile, supposons qu’il s’agissait d’un acte manqué : cette défection supplémentaire d’un ex-membre de sa majorité tombait mal…

(1) source : Dauphiné Libéré du 07/03/2024