En 2020, Crémieu comptait 3437 habitant·es (dernier rapport de l’INSEE). Si les femmes sont majoritaires (51,6 % de la population), les disparités sont manifestes.
- C’est d’abord dans les tranches d’âge plus élevées qu’elles font la différence : elles sont 400 à avoir 65 ans et plus, contre 278 pour les hommes, et il y a 4 fois plus de nonagénaires femmes que hommes.
- À Crémieu comme ailleurs, la part des familles monoparentales a fortement progressé : + 48,2 % depuis 2009, passant de 139 à 206. Et dans presque 89 % des cas, il s’agit… d’une maman avec enfant(s).
- Les Crémolanes sont en moyenne plus diplômées que les Crémolans : 56,1 % sont titulaires d’un bac et plus, contre 52,6 % pour les hommes, mais elles ne représentent que 42,9 % de la catégorie des « cadres et professions intellectuelles supérieures ». En revanche, elles sont largement surreprésentées dans le groupe des « employé·es » : 71,8 %.
- Plus souvent en CDD, intérim, emploi aidé ou stage que les hommes (14 % des femmes de 15 ans et plus, contre 10,8 % pour les hommes), elles sont par ailleurs bien plus souvent en temps partiel (choisi ou subi) : 23 % des femmes sont concernées et seulement 5,5 % des hommes.
- Pour finir, elles perçoivent un salaire net horaire moyen largement inférieur à celui des hommes, pour toutes les tranches d’âge, et particulièrement après 50 ans : 14,3 € pour les femmes… et 23 € pour les hommes. En fin de carrière, un homme perçoit donc une rémunération… 1,6 fois supérieure !
Maman solo, inégalités professionnelles, sociales et salariales… Combien de 8 mars faudra-t-il pour supprimer ces écarts injustes ?

