La plupart du temps, nous passons à côté d’eux sans les voir. Nous ne les remarquons que lorsqu’ils nous dérangent : les arbres gênent le stationnement ou la construction d’un bâtiment, leurs feuilles tombent…
Pourtant, il suffit d’imaginer la ville sans leur présence pour comprendre les services incroyables qu’ils nous rendent. Ils sont de formidables régulateurs de notre environnement : amélioration de la qualité de l’air, dépollution et oxygénation, stockage de carbone, apport d’ombre, climatisation naturelle, réduction de l’effet d’îlot de chaleur, source de biodiversité, maintien de la structure des sols, épuration de l’eau, réduction des risques d’inondation…
Ils jouent aussi un rôle social en offrant des espaces de rencontres, contribuent au bien-être psychique et physique de ses habitants, sont régulateurs d’intimité. Ils participent à l’architecture de la ville, structurent les espaces.
Tous ces précieux services, ils nous les rendent en échange d’un peu d’entretien et de respect. Nous devons les protéger, les soigner correctement, ne les abattre que si c’est vraiment nécessaire et planifier les nouvelles plantations adaptées au changement climatique et aux contraintes de la ville, tant dans le domaine public que privé.
Prenons conscience qu’un arbre centenaire peut être remplacé par un jeune arbre, mais il lui faudra très très très longtemps pour jouer le même rôle écologique. Les arbres sont les poumons de notre planète, foyer de la biodiversité, ils contribuent au confort de la ville. Leur présence est vitale pour espérer supporter les dérèglements climatiques !
Considérons donc les arbres avec le même intérêt que le patrimoine bâti : conserver, protéger, classer, entretenir… plutôt que détruire, cela va dans le sens de l’histoire.

