C’est bien en traversant les places bondées des villes du Sud – Perpignan, Rome, Barcelone – que je redécouvre l’importance de ce mobilier urbain.
Celui de nos rues, de nos places, qui disparaît imperceptiblement ; il paraît qu’il est à l’origine de dégradations, d’attroupements bruyants, de logement de SDF. Pourtant, là-bas, les bancs publics sont envahis de fesses, de palabres, de sourires. Tout le monde est descendu prendre le frais dans la rue, l’espace redevient public et c’est un salon à ciel ouvert qui accueille les habitants de la ville.
Comme cette personne qui lit tranquille en regardant la foule vaquer à ses occupations, et là… n’est-ce pas ma voisine qui s’assoit, satisfaite de reposer ses vieilles jambes… et ici, cet homme qui berce son enfant en papotant sur la pluie et le beau temps.
Même si nous ne les voyons pas, même si nous les oublions, les Bancs Publics sont essentiels à nos villes ; lieux de partage et de réconfort, ils sont un rempart à l’individualisme et une station de repos pour celles et ceux qui utilisent le mode de déplacement le plus simple qui soit : la marche.

