LABORATOIRE D’IDÉES CITOYENNES
pour mieux vivre ensemble et pour la démocratie locale.

Ces médias qui fabriquent l’opinion.

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Les médias contrôlés par des milliardaires aux idées réactionnaires défendent avant tout les intérêts de leurs propriétaires. Leur influence repose sur des techniques insidieuses pour façonner l’opinion sans en avoir l’air…
D’abord le choix des sujets : l’immigration, l’insécurité ou le « wokisme » sont surmédiatisés, tandis que les questions sociales ou écologiques, qui dérangent les puissants, sont reléguées au second plan. Une répétition obsessionnelle de poncifs libéraux, racistes ou antiféministes finit alors par s’imposer dans les esprits.

Ces médias imposent aussi une apologie du « raisonnable » avec des formules comme « la France est criblée de dettes » ou « c’est utopique » qui visent à discréditer toute critique. Ceux qui proposeraient d’autres solutions sont traités avec mépris. En s’adressant au public de manière condescendante, ils installent aussi un certain fatalisme dans les esprits, éloignant les gens de leur rôle de citoyens « l’économie est beaucoup plus compliquée que cela, voyez-vous ».

Grand classique des médias de masse, la désignation de boucs émissaires permet aussi de créer une excellente diversion : les « assistés », les syndicalistes « paresseux » deviennent les responsables de tous les maux. Une stratégie efficace pour éviter les vrais débats.

Enfin, comme les politiques, ils corrompent le langage. Les mots perdent leur sens. Comme dans 1984, le roman d’Orwell, il s’agit là de brouiller les repères pour empêcher toute réflexion de fond. On peut s’interroger sur le sens des mots quand on entend dans un média « Israël poursuit les démolitions dans le sud du Liban », au lieu de dénoncer cette guerre comme un massacre.

En Finlande, l’éducation aux médias fait partie intégrante du programme scolaire, des petites classes jusqu’au lycée. C’est aussi une manière de construire une société capable de réfléchir et d’exercer son esprit critique.

D’ailleurs, percevoir la finesse du réel concerne toutes les tranches d’âge.