Le 8 mars dernier, journée internationale des droits des femmes, l’ACpC exposait devant la mairie 20 silhouettes féminines. Chacune arborait une série de chiffres dont l’explication était développée dans son dos.
La veille, un petit groupe s’afférait dans le cloître pour installer ces figurines sur leur socle.
En cette période de vacances, les touristes sont nombreux, dans le cloître en particulier. Facilement, les conversations s’engagent. Avec un couple anglais et leur fils par exemple. La dame dans un français impeccable commente les chiffres. Et puis deux mamans de Chaponnay de retour du lac d’Aiguebelette avec 4 fillettes et un garçon. Elles sont parfaitement au fait de ce sujet. Les enfants aussi d’ailleurs…
Et puis encore trois personnes. Une dame septuagénaire et ses deux enfants, la trentaine. Le jeune homme, très renseigné, lui aussi sur les chiffres présentés. Sa sœur est plus réservée.
Et la maman prend la parole…
Sans se départir de son sourire, elle glisse : « Nous connaissons bien le sujet. Le 16 mars prochain, cela fera un an que ma fille a été assassinée par son conjoint ! ».
Si l’on doutait encore de l’intérêt à lutter pour cette cause…

